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L’éducation bienveillante, c’est quoi ?

L’éducation bienveillante : quelques principes à retenir – Cet article a pour but de vous fournir un petit résumé des principes de base de ce qu’est l’éducation bienveillante. Vous trouverez des conseils pragmatiques afin d’instaurer un climat éducatif agréable, en fournissant des règles adéquates afin que vos petits grandissent avec amour et confiance.

L’éducation bienveillante sans crier

  • Lorsque vous souhaitez demander quelque chose à votre enfant, mettez vous à sa hauteur et demandez lui de vous regarder dans les yeux afin d’attirer son attention et être sûr qu’il vous écoute. Éventuellement au préalable, vous pouvez vous approcher de lui et lui toucher le bras ou l’épaule. N’hésitez pas à l’appeler par son prénom. Si l’on hurle un ordre à travers toute la maison, vous risquez de vous fatiguer pour rien et de ne pas être écouté car votre enfant n’est pas dans les dispositions adéquates.
  • Essayez d’ailleurs de façon générale de ne pas crier ni hurler même quand vous êtes en colère ou exaspéré car votre enfant ne va entendre que le message « papa ou maman est fâché » et ne va pas intégrer le « vrai » message contenu dans vos propos.
  • Comme nous sommes des êtres humains, il peut malgré tout nous arriver que nos émotions nous débordent. Que faire si l’on crie devant son enfant ? Est-ce que l’on rate son éducation bienveillante ? Eh bien il est important de verbaliser. Par exemple: « je me suis fâchée et je n’aurais pas dû » puis expliquez la raison qui vous a poussé à hurler. Le fait de mettre des mots sur votre ressenti et votre comportement fait comprendre à votre enfant que vous êtes humain comme lui et lui donne l’exemple à suivre, à savoir communiquer et s’excuser.

Education bienveillante : passer du temps de qualité avec son enfant

Montrez l’exemple avec bienveillance

  • La consigne positive: pour que votre enfant comprenne plus facilement le message que vous essayez de lui faire passer, faites des phrases courtes et évitez les tournures négatives (avec « ne pas ») car le cerveau met plus de temps à assimiler et votre enfant risque de ne retenir que les mots clés sans tenir compte de la négation. Exemple: au lieu de dire « Ne joue pas avec ta fourchette », vous pouvez dire «Une fourchette sert à manger. Si tu veux jouer, tu as de nombreux jeux à ta disposition ».
  • Montrez l’exemple à votre enfant. Par exemple, tentez de vous exprimer calmement, de faire preuve d’empathie et d’amour, ne passez pas tout votre temps devant votre écran ou votre smartphone. Les enfants apprennent par imitation grâce à leurs neurones miroirs. Vous êtes leur modèle, ne l’oubliez jamais.

Éduquez en validant les émotions

  • Votre enfant est la moitié de son papa et la moitié de sa maman: respectez ses émotions et son entièreté, évitez donc de critiquer son autre parent, car c’est la moitié de votre enfant que vous faites souffrir.
  • Validez toujours les émotions de votre enfant. Même lorsqu’il ou elle est en crise, tentez de lui faire comprendre ce qu’il ressent. Par exemple: « tu as le droit d’être en colère et de l’exprimer, mais essaye de le faire plutôt avec des mots ». Nous ne sommes pas responsables des émotions que l’on ressent et n’avons pas à être réprimandé à ce sujet, en revanche nous avons le pouvoir de choisir le comportement qui en découle.
  • Ne pas nier les émotions de votre enfant: « Mais non tu n’as pas peur, un ogre ça n’existe pas ». S’il vous dit qu’il a peur, c’est que c’est vrai.
  • Ne pas dévaloriser un enfant, ne pas le comparer à d’autres, ne pas apposer d’étiquette. Exemple: « tu es vilaine, tu as fais une bêtise. Regarde Anna est sage, elle ».
  • Prenez soin de vous. Un enfant heureux est un enfant dont le parent est épanoui. Dormez, oxygénez vous, ayez du plaisir, ne culpabilisez pas au sujet des tâches ménagères, faites vous un cadeau, suivez une thérapie. Votre enfant comprendra par la même occasion qu’il est important de s’aimer et de prendre soin de soi.

L’éducation bienveillante et les règles

  • Anticipez et fixez les règles d’éducation à l’avance afin de pouvoir vous y référer en cas de crise. Mettez vous d’accord avec l’autre parent s’il y en a un, et faites en part également à votre enfant.
  • N’hésitez pas à vous référer à la notion de tiers: la loi, la règle … afin que la potentielle future crise de votre enfant ne soit plus un enjeu relationnel. L’idée est la suivante: « Je comprends que tu sois fâché de mettre ta ceinture de sécurité car cela entrave tes mouvements, mais c’est la loi. Si on a un accident, tu seras bien en sécurité ».
  • Évitez par ailleurs de faire référence à la police ou à la loi comme quelque chose de mauvais ou de punitif. Dans l’exemple précédent, on parle de la ceinture de sécurité pour expliquer que la loi nous demande de le faire afin de nous protéger. ET NON PAS « parce que si la Police nous voit sans ceinture ils vont nous coller une amende ».

Education bienveillante : montrer l'exemple

Faire confiance à son enfant

  • Ne forcez pas un enfant à dormir. Faites lui confiance. En revanche, vous pouvez lui demander de se reposer. Il doit aller au lit à une heure décente et ritualisée, c’est obligatoire, mais s’il n’est pas fatigué, il peut lire ou faire toute autre activité calme.
  • Ne forcez pas un enfant à manger: s’il n’a pas faim, il est important de le respecter. Ainsi, vous apprenez à votre enfant qu’il peut se faire confiance, qu’il est responsable et vous renforcez son estime de lui. En revanche, le gaspillage alimentaire n’est pas à approuver. La nourriture non terminée se retrouvera dans son assiette au prochain repas (si cela respecte les normes d’hygiène telle que la chaîne du froid).
  • Votre enfant doit goûter de tout. Il a le droit de ne pas aimer un aliment, mais PAS tout un groupe d’aliment.
  • Faire confiance à son enfant, c’est aussi l’observer et lui laisser du temps. Le laisser développer ses compétences au lieu de se précipiter vers lui. Lui donner l’occasion de demander par lui-même de l’aide ou un câlin.
  • En éducation bienveillante, on recommande d’éviter les stéréotypes de genre afin que votre enfant puisse s’aimer tel qu’il est. Par exemple dire « les garçons ne pleurent pas » ne va avoir aucune utilité.

Du temps avec son enfant pour une éducation bienveillante

  • Passez du temps de qualité avec votre enfant, peu importe son âge – eh oui même si ce n’est qu’un bébé cela a son importance, tout en sachant que la périnatalité est une période particulière pour lui comme pour vous. Essayez de jouer au moins 10 minutes – sachant que cela est un grand minimum – par jour avec lui en rentrant du travail. Communiquez au sujet de la journée écoulée et intéressez vous à lui. Si vous n’aimez vraiment pas jouer, vous pouvez lire un livre ensemble, dessiner ou discuter.
  • Instaurez des rituels du coucher: ils sont rassurants et favorisent l’endormissement. Ils vous permettent en outre de passer du temps agréable avec votre enfant.
  • Ne forcez pas votre enfant à prêter ses jouets, tel est l’un des principes de l’éducation bienveillante. Vous ne voudriez pas qu’on vous oblige à prêter votre voiture à un inconnu. Certains objets ne se partagent pas: sucette, brosse à dents, doudous, jeux préférés. D’autres jouets sont par contre la propriété de toute la famille et doivent pouvoir être partagés.
  • Fixez des limites à votre enfant. Elles le cadrent et sont rassurantes.

Faut-il punir son enfant ?

  • La punition est un sujet très controversé dans le domaine de l’éducation bienveillante. Si malgré tout vous souhaitez y avoir recours, sachez qu’il est important de le faire uniquement avec certaines conditions: pas de châtiment corporel, pas d’humiliation, pas de manipulation ni de chantage, idéalement pas de punition dans sa chambre (car c’est un endroit où l’on prône le repos et le bien-être), aucune utilité de faire perdurer la punition plus que quelques minutes (le principal est surtout le symbole), toujours bien expliquer à l’enfant pourquoi il a été puni et lui demander ensuite s’il a bien compris pour qu’il le reformule avec ses propres mots.
  • Lorsque vous fixez des règles ou que vous formulez un ordre à votre enfant, assurez vous que cela ait un sens et que votre enfant l’ait compris. Ainsi, la règle a plus de chance d’être respectée et votre enfant comprend que vous n’êtes pas un dictateur qui invente des lois au gré de ses humeurs. Verbalisez donc et expliquer toujours le pourquoi du comment.
  • N’hésitez pas à dire à votre enfant que vous lui mettez des limites pour son bien, pour sa sécurité, non pas pour l’embêter mais justement parce que vous l’aimez.
  • L’idéal serait que la punition soit en fait une conséquence ou une réparation. Les études montrent que réparer une faute plutôt que gronder a tendance à mieux faire intégrer une règle chez un enfant. Exemple: l’enfant renverse une boisson malgré que vous lui avez répété à plusieurs reprises de laisser le verre à sa place – l’idéal sera alors que l’enfant nettoie (ou vous aide à nettoyer) le liquide renversé. Cela sera plus efficace que de l’envoyer dans sa chambre.

Respectez vos promesses

  • Votre parole a du poids, alors tenez vos promesses absolument! Dans la même idée de ne pas « crier au loup », si vous menacez votre enfant d’une conséquence, allez jusqu’au bout. Dans le cas contraire, votre enfant ne vous croira plus. Ni lorsque vous lui dites qu’il sera privé de telle ou telle chose, ni lorsque vous lui direz que vous l’aimez.
  • Dites à votre enfant que vous l’aimez, et que d’ailleurs cet amour est inconditionnel. Que leurs bêtises ou votre colère ne change rien à cet amour. Que vous les aimerez toujours, quels que soient leurs choix.

Éducation d’un enfant qui fait des crises

  • Si votre enfant enchaîne bêtise sur bêtise, c’est probablement qu’il aimerait recevoir de l’attention, qu’il cherche à vous dire quelque chose et/ou qu’il s’ennuie. Verbaliser est d’autant plus une bonne idée que cela permettra de communiquer au sujet de ses émotions. Rappelez-vous que votre enfant ne VOUS fait pas une crise, il VIT une crise.
  • Lorsque votre enfant désire quelque chose qui n’est pas possible et qu’il manifeste son désaccord, n’hésitez pas à attirer son attention sur autre chose, à proposer une activité ou un sujet de discussion.

Les livres qui nous aident

  • Ne sous-estimez pas l’importance des livres dans l’éducation bienveillante. Usez et abusez-en. Ils peuvent vous être extrêmement utiles dans plein de situations, notamment pour aborder un sujet difficile (la mort, comment on fait les bébés, où va le caca, etc.), ainsi que pour désamorcer des peurs spécifiques comme le loup, les monstres, l’école etc. Comprendre comment sont faites les choses aidera votre enfant à apprivoiser ses appréhensions. Le livre vous fournira un précieux support afin d’entamer ensuite des discussions.

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